Mardi 14 novembre 2006
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16:20
Un film de Larry CharlesTitre original : Borat
USA (2006)
Comédie (env.1h30)
Avec : Sacha Baron Cohen, Ken Davitian, Pamela Anderson…
Résumé : Borat, journaliste Kazhan, est envoyé par son gouvernement aux Etats-Unis pour tourner un documentaire, sur leur mode de vie, à la vue d’instruire son pays. Mais Borat est ignorant, raciste, antisémite, misogyne…et son comportement iconoclaste va forcément conduire à un choc des cultures pour les personnes qu’il va rencontrer à travers tout le pays : des hommes politiques, des minorités ethniques, en passant par la bourgeoisie américaine, les fanatiques religieux jusqu’aux « rednecks » pur et dur. Ainsi que Pamela Anderson dont Borat, après avoir vu un épisode d’Alerte à Malibu part demander en mariage…
Imaginez la verve de Michael Moore et son don pour appuyer là où ça fait mal associés avec la connerie d’un Michael Yoün (mais en drôle !!!). Mélangez le tout et vous obtenez Bora
t, personnage désopilant, né de l’esprit du comique anglais Sacha Baron Cohen (plus connu pour son personnage d’Ali G) qui lui prête ses traits et dont le film suit les (més)aventures. L’histoire de Borat est simple : suivant les principes mêmes du road-movie, Borat, qui en quête d’apprentissage de la culture américaine, nous promène à travers tout les Etats-Unis (on va de New York jusqu’en Californie), multipliants les rencontres pas toujours très heureuses mais franchement drôle. Une intrigue banale au premier abord, mais l’originalité du film tient dans le fait que toutes les situations comiques que vivent les personnages sont réelles. En effet, si le personnage de Borat est tout ce qui il y a de plus fictif, les personnes qu’ils rencontrent sur son chemin sont tous de vraies personnes qui subissent réellement les farces de l’acteur, persuadés que la personne à qui ils ont à faire est vraiment un journaliste venu du Kazakhstan. Quand la fiction rencontre la réalité, cela ne se fait pas en douceur, bien au contraire.
t, personnage désopilant, né de l’esprit du comique anglais Sacha Baron Cohen (plus connu pour son personnage d’Ali G) qui lui prête ses traits et dont le film suit les (més)aventures. L’histoire de Borat est simple : suivant les principes mêmes du road-movie, Borat, qui en quête d’apprentissage de la culture américaine, nous promène à travers tout les Etats-Unis (on va de New York jusqu’en Californie), multipliants les rencontres pas toujours très heureuses mais franchement drôle. Une intrigue banale au premier abord, mais l’originalité du film tient dans le fait que toutes les situations comiques que vivent les personnages sont réelles. En effet, si le personnage de Borat est tout ce qui il y a de plus fictif, les personnes qu’ils rencontrent sur son chemin sont tous de vraies personnes qui subissent réellement les farces de l’acteur, persuadés que la personne à qui ils ont à faire est vraiment un journaliste venu du Kazakhstan. Quand la fiction rencontre la réalité, cela ne se fait pas en douceur, bien au contraire.
Le film se présente donc comme une succession de canulars tous plus osés les uns que les autres, l’acteur poussant parfois tout ce petit monde dans leurs derniers retranchements (voir la scène du repas mondain). Car Borat ose tout et se permet de faire n’importe quoi, allant jusqu’à enfoncer tous les tabous (inceste, antisémitisme, trisomie...). C’est bien simple s’il y a une chose qu’il ne faut pas faire Borat le fait : courir tout nu dans un grand hôtel lors d’une conférence, se moquer de l’hymne national devant toute une foule, inviter une prostituée chez des aristocrates… (je n’en dit pas plus je vous laisse découvrir le reste). Usant d’un humour ravageur, débile et fun (quoique un peu trop porté sur la scatologique) Sacha Baron Cohen est tout bonnement irrésistible, faisant de Borat, un personnage attachant malgré tous ses nombreux défauts. Mais Borat, ne se résumerait au bout du compte qu’à un simple programme de télé réalité débile, ramené au format ciné (tout ce qu’est Les 11 commandements rien de plus), si le film ne possédait pas une trame, il est vrai très linéaire mais efficace, qui justifie la succession de scènes qui nous sont proposées et apporte une certaines cohérence à l’ensemble. L’utilisation de la voix-off permet également de renforcer le côté fiction du film. Au final, on a plus l’impression d’avoir vu une vraie œuvre de cinéma, qui à quelque chose à dire, qu’un programme télé.
Pourtant sous ses apparences de comédie de mauvais goût, le film sait se montrer corrosif. Borat se fait le témoin de notre époque : en renvoyant une image peu glorieuse de l’Amérique d’aujourd’hui. L’image d’un pays qui depuis le 11 septembre s’est renfermé un peu plus sur lui-même et dans l’ignorance, le racisme (voir la scène avec le cow-boy, incroyable !), l’obscurantisme et la violence. Un pays persuadé qu’il est le modèle à suivre, aveuglé par sa grandeur. On pourra toujours crier à la facilité et à la caricature mais si la satire est aussi provocatrice et la farce aussi monstrueuse, la faute en revient à ceux qui en font les frais. En réagissant comme ces personnes le font, elles reflètent la société dans laquelle elles vivent. De plus, le film ne fait pas que donner une image négative de l’Amérique, il en propose une image quelquefois touchante (le couple de vieux juifs, la prostituée…). On a aussi accusé le film de donner une image négative et fausse (pourtant très drôle) du Kazakhstan. Mais ici, l’acteur ne fait que véhiculer l’image que l’Amérique (voir l’occident en général) donne des pays de l’est. D’ailleurs en définitive, l’Amérique que montre Borat n’est pas très éloigné du Kazakhstan imaginaire du film. A la fin du film, on en sort, mort de rire sans avoir l’impression d’avoir été pris pour un con. Faire rire tout en faisant réfléchir, voilà bien l’apanage des plus grandes comédies.Pour faire court : Une comédie drôle et désopilante, qui à travers un mauvais goût assumé, arrive à faire ressortir toute la bêtise humaine de notre monde. La machine Borat est en marche et çà fait très mal. A ne pas manquer.
Un film de Guillaume Canet
Un film de Brian de Palma
Un film de Takashi Miike
Violent et extrême, le film l'est à plus d'un titre: Miike succède les scènes gores les unes après les autres, à un rythme soutenu, où il ne nous épargne rien et est décidé à nous montrer tout ce que les autres se refuseraient à faire : abondance de sang, de tripes, tétons et langue découpé, sexualité ambiguë (selon la légende le sperme qu'on voit dans le film serait du vrai), massacres en tout genre. Que ce soit les scènes de tortures pratiquées par le personnage de Kahibara ou les exécutions d'Ichi. Des séquences totalement folles où le réalisateur se laisse aller à toute sa folie visuelle, alternant entre violence loufoque, proche de celle du manga, limite « Tex Avery » (le découpage d'un homme en deux) et violence plus réaliste (la scène du yakusa pendue pas la peau). C'est cet enchaînement de violence graphique, débridée, parfois drôle, qui a valu au film sa réputation d'oeuvre culte. Mais résumé le film uniquement sur ça, ce serait faire les jeux des détracteurs du réalisateur qui n'y voit qu'une succession de violence gratuite, ce qui serait vrai si le film ne racontait rien.
Si le film est aussi extrême dans sa représentation de la violence c'est que Miike scrute la violence de notre société (en l'occurrence celle du Japon), celle-ci est partout : à l'école (Ichi s'y faisait tabasser régulièrement, le viol auquel il assiste, il sauve un garçon qui subit la même chose que lui...), dans les foyers, au travail (le patron d'Ichi le frappe et lui impose de se faire Hara-kiri parce qu'il a mal fait son travail) et bien sûr dans la mafia (la prostituée qui se fait battre par son mac...). Une violence qui finit par devenir, pour les personnages (pas pour le spectateur) de plus en plus banale au fur et à mesure que le film avance jusqu'à en devenir invisible (Cf. la scène finale glaçante où des enfants passent à côté d'un homme pendu sans y faire attention, continuant à sourire et à s'amuser). En plaçant tous ses personnages dans un cycle de la violence, dont la seule issue sera la destruction et la mort (tout le monde meurent excepté Ichi et Jijii), le réalisateur nous montre une vision peu valorisante de la société d'aujourd'hui, pour ne pas dire pessimiste : aucun des protagonistes n'est positif, aucun ne semble connaître le sentiment d'amour, tous sont des personnes violentes, sociopathes, tous sont des névrosés ou de profonds cinglés (les personnages des jumeaux). A commencer par le « héros » du film, Ichi, adolescent perturbé, pleurnichard qui dès qu'il se sent oppressé ne réagit que par le meurtre, seule chose qui peut lui procurer du plaisir. Si au début, le spectateur peut ressentir une certaine pitié envers lui, très vite se sentiment disparaît au profit d'un profond dégoût (Ichi se masturbe sur ses victimes) au fur et à mesure que ces actes n'ont plus aucune justification (il tue même l'enfant qu'il avait sauvé au début du film). A lui s'oppose Kahibara, vrai psychopathe qui, tout comme Ichi, ne prend du plaisir qu'a torturé et à tué. A ce niveau rien ne distingue vraiment Ichi de Kahibara sauf que ce dernier accepte complètement sa perversion et n'éprouve aucun remord à ces actes (il rit et sourit lorsqu' il torture). Contrairement au manga, Ichi est mis au second plan par rapport à Kahibara (interprété par Asano Tadanobu), devenant la figure emblématique du film. Il faut dire que tout est fait pour le mettre en valeur : ses costumes flashy, sa coiffure blonde et surtout ses joues balafrées qui lui donne un sourire plus grand que nature font de lui un personnage qu'on est pas près d'oublier. A l'image du film.
Un film de Woody Allen
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