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Bonjour à tous, ce blog est dédié au cinéma et rien qu'au cinéma. Il propose des critiques de films, de séries T.V, des dossiers... N'hésistez pas à laisser vos commentaires et vos avis sur les oeuvres chroniquées!

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Critique ciné: Casino Royale

Un film de Martin Campbell
 
USA (2006)
 
Action, Aventure (env. 2h18)
 
Avec : Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen, Judi Dench, Jeffrey Wright, Giancarlo Giannini, Isaac de Bankolé, Caterina Murino, Simon Abkarian, Sebastien Foucan…
 
 
 
 
Résumé: Devenu tout récemment un double zéro, l’agent britannique du MI-6, James Bond déjoue de justesse le complot boursier du Chiffre, un puissant banquier privé du terrorisme international. Ayant tout perdu, ce dernier décide de jouer l’argent de ses clients dans une partie de poker à haut risque au Casino royale situé au Monténégro. James Bond est désigné par M pour l’affronter durant la partie. Il est accompagné par Vesper, chargée de surveiller l’argent du gouvernement britannique, qui ne laisse pas Bond indifférent. Alors qu’un lien profond semble les unir, tous les deux devront tout faire pour éviter les attaques répétées du Chiffre et tout faire pour gagner la partie, au risque de voir le terrorisme financé par le gouvernement de sa majesté…
 
Alors que notre espion préféré semblait sentir le sapin lors de sa dernière aventure (la voiture invisible, franchement n’importe quoi !), les producteurs de la franchise se devaient de réagir au risque de plomber définitivement le matricule le plus célèbre au monde. Surtout que certains se verrait bien lui ravir la place (Triple X par exemple…ha ha ha… pardon). Une réactualisation du personnage et de la saga entière s’imposait donc. C’est chose faite avec ce nouveau Casino Royale rafraîchissant à souhait.
 
Les producteurs font alors le choix judicieux de revenir à la source du mythe qu’est James Bond en adaptant sa première aventure Casino Royale, déjà adaptée en 1967, mais le film était plus une parodie kitsch qu’une vraie aventure de l’espion. Casino Royale revient donc sur les origines de Bond, plus précisément ses débuts au MI-6 et sur l’obtention de son matricule. On assiste alors aux premiers assassinats de l’agent secret. Une introduction en noir et blanc sèche et nerveuse qui contraste énormément avec les précédents films. Bond apparaît alors comme un homme froid, dur, plus insensible que jamais. Une facette rarement abordée jusqu'à maintenant dans les précédents opus, qui enrichit considérablement le personnage. Qui dit nouveau Bond dit nouvel acteur. Si le choix de Daniel Craig pouvait surprendre voire même faire peur, après la vision du film plus aucun doute n’est permis : Daniel Craig EST James Bond, l’acteur se trouvant convaincant aussi bien dans l’action que dans le flegme du célèbre agent secret. A un tel point qu’il semble le meilleur interprète de Bond, après bien évidemment le seul acteur qui incarne à lui tout seul 007 (Sean Connery forever).
 
Maintenant que le problème de l’interprète est résolu il faut s’attaquer au contexte. Car il est bien loin le monde bipolaire de la guerre froide où tout était simple (russes méchants – américains gentils), le monde d’aujourd’hui est plus compliqué, aux multi facettes, régi par de nouvelles peurs communes (le terrorisme), surtout depuis le 11 septembre, auquel il est directement fait allusion. Fini l’époque où le méchant mégalomane voulait conquérir le monde, aujourd’hui il est remplacé par un méchant aux ambitions plus contenues (l’argent), fini le temps où celui-ci était un intouchable, ici il est un banquier qui peut être la victime de ses clients mécontents. Pareil pour son homme de main dont le scénario ne prend même plus la peine de s’intéresser (il abattu hors champ par un autre que Bond). Et les James Bond Girls ne sont pas en reste, en ces temps où les femmes prennent le pouvoir (sans faire de machisme) elles ne peuvent plus se permettrent de n’être que des belles coquilles vides (à noter l’absence au générique, de toute silhouette féminine) servant docilement le héros. Ce n’est plus la femme qui sort de l’eau en petite tenue mais c’est le héros lui-même qui s’en charge (désolé messieurs). Le film se permet même de parodier la bimbo, à travers le rôle joué par Caterina Murino (la pauvre n’a pas l’air de se rendre compte que le film se moque d’elle). Il faut voir sa première apparition dans le film,  galopant à cheval sur la plage (on pense à la pub 9 Télécom). La bimbo n’a plus sa place dans les James Bond et on nous le fait sentir très vite (elle disparaît au bout de dix minutes), elle fait place à une femme forte, autonome, qui ne se laisse pas charmer facilement (Eva Green superbe et émouvante). Sa relation avec Bond est au cœur du film et nous porte là où aucun James Bond ne nous avait emmené. Nous permettant de connaître un peu mieux 007 (il serait orphelin). Un lifting radical qui s’applique également pour les séquences d’action.
 
Et question action le film n’en manque pas. Comme toujours les scènes sont nombreuses et ponctuent l’ensemble du film. Le changement se trouve dans la disparition des gadgets loufoques pour laisser place à un certains réalisme. Exit donc la voiture équipée comme un tank (d’ailleurs l’Austin a une durée de vie égale à celle de Murino). Exit l’action qui misait sur les effets spéciaux digitaux moches comme tout de Meurs un autre jour, place aux bonnes vieilles cascades en live qui ont toujours fait leurs preuves. L’action du film est brute et sèche, plus violente que d’habitude. A l’image du début du film et de cette superbe où s’enchaînent à un rythme effréné une course poursuite à pied dans un chantier pour finir dans une ambassade avec fusillades et autres explosions en tout genre. Le réalisateur veut nous en mettre plein la vue et ça marche. On est soufflé par le spectacle que l’on vient de voir (même si le film subit quelques baisses de régime) et par ce sentiment de nouveauté insufflé à la franchise. Pour conclure le film en beauté, il ne reste plus qu’à Daniel Craig de lancer la réplique qu’on attend depuis le début « My name is Bond…James Bond » et à la musique originale (absente jusque là) de démarrer. Ca y est, le mythe (re)prend vie.
 
Pour faire court : Mélangez un Daniel Craig convaincant avec une « fausse » James Bond girl aussi cérébrale que sexy. Secouez avec un scénario se débarrassant des clichés de la franchise tout en gardant les bases qui ont fait sa réputation. Servez le tout avec une bonne dose de scènes d’action à l’ancienne et vous obtenez un James Bond revigorant comme un Martini servi au shaker.
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