Bonjour à tous, ce blog est dédié au cinéma et rien qu'au cinéma. Il propose des critiques de films, de séries T.V, des dossiers... N'hésistez pas à laisser vos commentaires et vos avis sur les oeuvres chroniquées!
Débutons par le point le plus mis en avant par la grande campagne publicitaire du film, à savoir la prestation de Marion Cotillard dans la peau du moineau vêtu de noir. Tout le monde est d’accord (et je peux difficilement contredire) pour dire qu’elle est absolument merveilleuse en Piaf. Aidée par un maquillage voyant mais jamais envahissant, l’actrice fait preuve d’un mimétisme parfait (comme Jamie Foxx avec Ray Charles dans Ray), que ce soit lorsqu’elle incarne Piaf en jeune fille de la rue ou dans les dernières heures de sa vie, le spectateur assiste à une résurrection de la chanteuse. Marion Cotillard ne joue pas, elle est Piaf ! Une performance qui était nécessaire à la réussite émotionnelle du projet, le personnage étant le cœur même du film.
Du point de vue scénaristique peu de surprises. Toutes les étapes importantes de l’existence de l’artiste sont là, rien ne manque. De son enfance difficile, ses débuts, sa gloire, l’annonce de la mort de son amant Marcel Cerdan (la meilleure scène du film !!!), jusqu’à sa mort, vous serez tout de la vie d’Edith Piaf. Si Olivier Dahan a choisit d’éviter une narration linéaire (le récit navigue sans cesse entre différentes périodes) évitant d’être trop classique dans sa forme, le film n’apporte pas grand-chose au genre de la biographie de célébrités. Car le réalisateur n’a pas fait le choix de faire un film « d’auteur » dans lequel il aurait insufflé sa propre vision de la vie de Piaf, mais celui d’offrir un film à dimension populaire.
Comme l’évoque l’affiche du film (où l’on voit l’actrice de dos face à la foule éclairée) et son casting prestigieux de guest-stars françaises, La Môme est une œuvre faite pour le public, qui s’adresse directement à lui. En faisant cela Olivier Dahan fait exactement ce que fît Piaf à son époque : elle s’offrait à son public, elle chantait pour lui et même si cela devait lui coûter la vie. En offrant aux spectateurs ce qu’il est venu voir, c'est-à-dire un portrait fidèle, émouvant et tragique (sans toutefois verser dans le misérabilisme), Dahan restitue l’âme d’Edith Piaf, sa philosophie et tout ce qu’elle représentait. Et c’est peut être le plus bel hommage qu’on pouvait lui faire.